- Laboratoire archéologie et histoire Merlat (LAHM, UMR 6566)
Bât.A, salle A118
Place du recteur Henri Le Moal
CS 24307
35043 Rennes cedex
France
- Archaeology, Craft production (Archaeology), Ancient Craftmanship (Archaeology), Greek Archaeology, Pottery kilns, Greeks and indigenous people, and 29 moreGreeks Etruscans and Indigeneous in Campania, Cisalpine Gaul, Ethnoarchaeology, Ceramic Analysis (Archaeology), Ceramic Technology, Ceramics (Archaeology), Pottery technology and function, Greek Pottery, Greek Colonization (Magna Graecia and Sicily), Mediterranean archaeology, Iron Age, Archaeology of Southern Italy, Archaeology of pre-Roman Italy, Pottery (Archaeology), Italian Iron Age Archaeology, Greek colonies in Magna Graecia, Bronze and Iron Ages in Italy (Archaeology), Archaeometry, Greek pottery workshops, Geometric and archaic Greece, Etruscan Archaeology, South Italian Archaeology, Archaeology of Magna Graecia and Sicily, Greek Colonisation, Italian Pre- and Protohistory, Archaeology of Identity, Iron Age Greece (Archaeology), Bronze And Iron Age In Mediterrarranean (Archaeology), and Matt-Painted Potteryedit
- Physionomie d'un espace artisanal et processus de fabrication de la céramique à l'âge du Fer sur la côte ionienne de l'Italie du Sud : l'atelier de potiers de l'Incoronataedit
This doctoral thesis deals with the sites and different stages of ceramic production in the Gulf of Taranto between the 8th and 6th centuries B.C. We propose an integrated analysis of the archaeological remains of workshops.The historical... more
This doctoral thesis deals with the sites and different stages of ceramic production in the Gulf of Taranto between the 8th and 6th centuries B.C. We propose an integrated analysis of the archaeological remains of workshops.The historical framework of this work relates to the « precolonial » phenomenon, which can exhibit possible changes inpottery craft at the time of the arrival of Greek groups on the southern coasts of Italy. Furthermore, we propose a model forthe spatial dynamics of production within this specific geographical framework during the Iron Age.This research focus on the important pottery workshop excavated in the Incoronata site, which is associated with multipleoccupations that cover two centuries of occupation (8th-7th B.C.), with a first Oinotrian phase and a second « mixed »Greco-indigenous cultural phase.This work represents a complete documentation of the site, including archaeological features and the associated artefacts,which is part the thorough methodology used to investigate craft spaces from both Iron Age and archaic period. We thereforepropose a spatial analysis of pottery production involving the reconstruction of topographical and functional aspects ofworkshop organization as well as technical characteristic that are part of the process of pottery production. Eventually, weconsider the mobility of craftsmen along the Ionian coast of southern Italy and advocate for new interpretations of culturalcontacts between indigenous natives and Greeks in the region.
Cette thèse doctorale porte sur les lieux et les processus de fabrication de la céramique dans le Golfe de Tarente entre les VIIIe et VIe av. J.-C. Le sujet a été abordé par une analyse archéologique des vestiges des installations actuellementconnues. L’enquête prend pour cadre historique le phénomène « précolonial », au sein duquel il est possible d'évaluer les éventuels changements opérés dans l'artisanat potier au moment de l'arrivée de groupes grecs sur les côtes méridionales de l'Italie. Le cadre géographique choisi permet de proposer un modèle de fonctionnement des espaces productifs à l’âge du Fer.Dans ce contexte, le site de l'Incoronata trouve une place particulière en raison de l'important atelier de potiers qui y a étémis au jour, et qui couvre chronologiquement deux siècles d’occupation du site (VIIIe-VIIe s. av. J.-C.), caractérisé parune première phase oenôtre suivie d'une seconde à caractère « mixte », gréco-indigène.Ce travail reprend la documentation complète d'un site archéologique pour exposer une véritable méthodologie d'investigation des espaces artisanaux de l'âge du Fer et de l'époque archaïque, depuis les fouilles anciennes jusqu'à l'analyse contextuelle minutieuse des structures et de l'ensemble de leur mobilier. Ces deux derniers aspects ont toujours été considérés de manière indissociable. Cette analyse fine, à laquelle participent des méthodologies empruntées à d'autres champs disciplinaires – dont le protocole d'étude a parfois été « réinventé » –, permet de proposer une reconstitution de l'organisation topographique et fonctionnelle des ateliers et de restituer le processus de fabrication de la poterie. Elle suggère, en outre, une lecture partiellement nouvelle des modalités de contacts entre indigènes et Grecs le long de la côte ionienne de l'Italie du Sud, notamment à travers l’emploi de la notion de la circulation des artisans.
Cette thèse doctorale porte sur les lieux et les processus de fabrication de la céramique dans le Golfe de Tarente entre les VIIIe et VIe av. J.-C. Le sujet a été abordé par une analyse archéologique des vestiges des installations actuellementconnues. L’enquête prend pour cadre historique le phénomène « précolonial », au sein duquel il est possible d'évaluer les éventuels changements opérés dans l'artisanat potier au moment de l'arrivée de groupes grecs sur les côtes méridionales de l'Italie. Le cadre géographique choisi permet de proposer un modèle de fonctionnement des espaces productifs à l’âge du Fer.Dans ce contexte, le site de l'Incoronata trouve une place particulière en raison de l'important atelier de potiers qui y a étémis au jour, et qui couvre chronologiquement deux siècles d’occupation du site (VIIIe-VIIe s. av. J.-C.), caractérisé parune première phase oenôtre suivie d'une seconde à caractère « mixte », gréco-indigène.Ce travail reprend la documentation complète d'un site archéologique pour exposer une véritable méthodologie d'investigation des espaces artisanaux de l'âge du Fer et de l'époque archaïque, depuis les fouilles anciennes jusqu'à l'analyse contextuelle minutieuse des structures et de l'ensemble de leur mobilier. Ces deux derniers aspects ont toujours été considérés de manière indissociable. Cette analyse fine, à laquelle participent des méthodologies empruntées à d'autres champs disciplinaires – dont le protocole d'étude a parfois été « réinventé » –, permet de proposer une reconstitution de l'organisation topographique et fonctionnelle des ateliers et de restituer le processus de fabrication de la poterie. Elle suggère, en outre, une lecture partiellement nouvelle des modalités de contacts entre indigènes et Grecs le long de la côte ionienne de l'Italie du Sud, notamment à travers l’emploi de la notion de la circulation des artisans.
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""La colline alluviale de l’Incoronata, dans la région de la Basilicate, se situe à quelques kilomètres de la ligne côtière du golfe de Tarente et de la colonie grecque de Métaponte. Le site est occupé aux VIIIe et VIIe siècles avant... more
""La colline alluviale de l’Incoronata, dans la région de la Basilicate, se situe à quelques kilomètres de la ligne côtière du golfe de Tarente et de la colonie grecque de Métaponte. Le site est occupé aux VIIIe et VIIe siècles avant J.-C. par une communauté oenôtre de l’âge du fer, les Chônes. À partir de la fin du VIIIe siècle avant J.-C., une communauté grecque provenant de la mer Égée s’installe sur la colline, comme le montre la découverte d’un espace de production de céramique à caractère mixte, découvert dans la partie occidentale du plateau de l’Incoronata, où des céramiques indigènes et grecques sont produites tout au long du VIIe siècle. Le site sera abandonné à la fin de ce siècle."
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L'artisanat céramique de l'âge du Fer, en Italie du Sud, a été – et est encore – appréhendé principalement à partir de son produit fini, à la recherche d'ateliers théoriques qui l'ont produit. L'étude de ces contextes productifs permet... more
L'artisanat céramique de l'âge du Fer, en Italie du Sud, a été – et est encore – appréhendé principalement à partir de son produit fini, à la recherche d'ateliers théoriques qui l'ont produit.
L'étude de ces contextes productifs permet pourtant de mieux comprendre les choix techniques ou culturels des sociétés et d'évaluer la nature des sites dans lesquels ils s'implantent. En contexte pré-colonial, l'examen de ces établissements apporte des éléments nouveaux pour interroger les modes de contacts entre indigènes et Grecs et les dynamiques de circulation des artisans potiers.
Les recherches récentes que nous avons conduites sur les espaces artisanaux du Golfe de Tarente à l'âge du Fer, et que nous présenterons dans cette communication, ont permis de comprendre l'organisation topographique et fonctionnelle des ateliers, de restituer les processus de fabrication de la poterie et de proposer une nouvelle clé de lecture des rapports entre les deux communautés d'artisans en évaluant, entre les VIIIe et VIIe s. av. J.-C., les éventuels changements dans l'utilisation de l'atelier à l'arrivée de la composante grecque, en rétablissant le poids réel de l'artisanat indigène, ainsi que le rôle de la circulation des artisans grecs le long de la côte ionienne.
Pour parvenir à ces résultats et à l'identification même des ateliers de potier, toute la méthodologie d'investigation archéologique de ces espaces a du être reconsidérée en ayant recours à certains outils d'analyse empruntés à d'autres champs disciplinaires dont l'emploi a été ici « réinventé » pour s'appliquer directement à l'étude des contextes artisanaux.
L'étude de ces contextes productifs permet pourtant de mieux comprendre les choix techniques ou culturels des sociétés et d'évaluer la nature des sites dans lesquels ils s'implantent. En contexte pré-colonial, l'examen de ces établissements apporte des éléments nouveaux pour interroger les modes de contacts entre indigènes et Grecs et les dynamiques de circulation des artisans potiers.
Les recherches récentes que nous avons conduites sur les espaces artisanaux du Golfe de Tarente à l'âge du Fer, et que nous présenterons dans cette communication, ont permis de comprendre l'organisation topographique et fonctionnelle des ateliers, de restituer les processus de fabrication de la poterie et de proposer une nouvelle clé de lecture des rapports entre les deux communautés d'artisans en évaluant, entre les VIIIe et VIIe s. av. J.-C., les éventuels changements dans l'utilisation de l'atelier à l'arrivée de la composante grecque, en rétablissant le poids réel de l'artisanat indigène, ainsi que le rôle de la circulation des artisans grecs le long de la côte ionienne.
Pour parvenir à ces résultats et à l'identification même des ateliers de potier, toute la méthodologie d'investigation archéologique de ces espaces a du être reconsidérée en ayant recours à certains outils d'analyse empruntés à d'autres champs disciplinaires dont l'emploi a été ici « réinventé » pour s'appliquer directement à l'étude des contextes artisanaux.
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Les structures de cuisson dédiées à la fabrication de la poterie de l'âge du Fer, en Italie méridionale, demeurent très mal connues. Une exception à ce constat est le site de l'Incoronata qui a livré les témoignages d'un atelier de... more
Les structures de cuisson dédiées à la fabrication de la poterie de l'âge du Fer, en Italie méridionale, demeurent très mal connues. Une exception à ce constat est le site de l'Incoronata qui a livré les témoignages d'un atelier de potiers actif à partir du milieu du VIIIe av. J.-C. et au VIIe s. av. J.-C., à un moment où un groupe allogène en provenance de l’Égée vient s'installer auprès de la communauté indigène.
Les vestiges des structures de cuisson appartenant à cet atelier consistent en des plans rubéfiés très arasés et en des fragments de four trouvés en rejet, à proximité de ces derniers. Le mauvais état de conservation des structures soulève de nombreuses interrogations sur leur organisation et leur restitution, alors que les pratiques artisanales de cuisson de la poterie ont pu éventuellement être modifiées durant cette période d'interaction entre les deux communautés.
Pour tenter de répondre à ces problématiques, un protocole faisant appel à l'archéomagnétisme a été mis en place et sera présenté dans cette communication. Les résultats de cette méthode autorise des propositions de restitution des superstructures de cuisson et permettent d'évaluer les changements dans les pratiques de cuisson de la poterie avec l'arrivée de la composante grecque sur le site.
Les vestiges des structures de cuisson appartenant à cet atelier consistent en des plans rubéfiés très arasés et en des fragments de four trouvés en rejet, à proximité de ces derniers. Le mauvais état de conservation des structures soulève de nombreuses interrogations sur leur organisation et leur restitution, alors que les pratiques artisanales de cuisson de la poterie ont pu éventuellement être modifiées durant cette période d'interaction entre les deux communautés.
Pour tenter de répondre à ces problématiques, un protocole faisant appel à l'archéomagnétisme a été mis en place et sera présenté dans cette communication. Les résultats de cette méthode autorise des propositions de restitution des superstructures de cuisson et permettent d'évaluer les changements dans les pratiques de cuisson de la poterie avec l'arrivée de la composante grecque sur le site.
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L’Incoronata (Basilicate, Italie du Sud) est un site fondamental où des relations se mettent en place entre les indigènes (Oenôtres) du sud de l’Italie et les premiers migrants en provenance de l’Egée, entre VIIIe et VIIe siècle av. J.-C.... more
L’Incoronata (Basilicate, Italie du Sud) est un site fondamental où des relations se mettent en place entre les indigènes (Oenôtres) du sud de l’Italie et les premiers migrants en provenance de l’Egée, entre VIIIe et VIIe siècle av. J.-C. On sait désormais que cette colline abrita une importante zone artisanale au moins dans la première moitié du VIIe siècle av. J.-C., où fut produite localement dans le même espace et dans le même temps une quantité extraordinaire de vases indigènes et grecs.
Les structures de production et les zones de rejets de cuisson que nous fouillons sont caractérisées par l’association dans de mêmes contextes stratigraphiques de céramique indigène et de céramique de production grecque locale ; parfois, l’attribution à l’un ou l’autre faciès nous est impossible, ou du moins non pertinent.
Sur la base de la documentation archéologique, il est possible d’observer un travail conjoint entre les artisans grecs et indigènes, de façon contemporaine dans un même lieu, peut-être en partageant des outils, des structures, des espaces, des savoirs.
Dans ce cadre, comment reconnaître ce qui tient d’une production spécifique ou d’une production commune ?
A travers un aperçu critique des différentes classes de matériel (impasto, indigène décorée, achrome, grecque locale), nous tenterons d’aborder divers questionnements, et sous différents prismes, autant méthodologiques, typologiques, archéométriques, et ethnographiques. Parmi ces questionnements :
Comment face à certains tessons problématiques, distinguer un produit grec d’un produit indigène ? est-ce toujours pertinent de les différencier ? comment nos mesures archéométriques seront en mesure de conforter – ou non – de telles différenciations ? comment les données ethnographiques peuvent-elles nous aider à mieux comprendre la gestion des structures et des espaces dans une zone de production céramique « mixte », où deux entités culturelles différentes travaillent conjointement ?
Grâce à l’exceptionnelle quantité de céramique mise au jour sur la colline de l’Incoronata, appartenant à deux faciès culturels bien définis, ce site constitue un laboratoire privilégié à la fois pour la compréhension des contacts grecs-indigènes en Italie méridionale et plus largement dans l’objectif de s’interroger sur la méthodologie céramologique et typologique à employer dans certains cas particuliers.
Les structures de production et les zones de rejets de cuisson que nous fouillons sont caractérisées par l’association dans de mêmes contextes stratigraphiques de céramique indigène et de céramique de production grecque locale ; parfois, l’attribution à l’un ou l’autre faciès nous est impossible, ou du moins non pertinent.
Sur la base de la documentation archéologique, il est possible d’observer un travail conjoint entre les artisans grecs et indigènes, de façon contemporaine dans un même lieu, peut-être en partageant des outils, des structures, des espaces, des savoirs.
Dans ce cadre, comment reconnaître ce qui tient d’une production spécifique ou d’une production commune ?
A travers un aperçu critique des différentes classes de matériel (impasto, indigène décorée, achrome, grecque locale), nous tenterons d’aborder divers questionnements, et sous différents prismes, autant méthodologiques, typologiques, archéométriques, et ethnographiques. Parmi ces questionnements :
Comment face à certains tessons problématiques, distinguer un produit grec d’un produit indigène ? est-ce toujours pertinent de les différencier ? comment nos mesures archéométriques seront en mesure de conforter – ou non – de telles différenciations ? comment les données ethnographiques peuvent-elles nous aider à mieux comprendre la gestion des structures et des espaces dans une zone de production céramique « mixte », où deux entités culturelles différentes travaillent conjointement ?
Grâce à l’exceptionnelle quantité de céramique mise au jour sur la colline de l’Incoronata, appartenant à deux faciès culturels bien définis, ce site constitue un laboratoire privilégié à la fois pour la compréhension des contacts grecs-indigènes en Italie méridionale et plus largement dans l’objectif de s’interroger sur la méthodologie céramologique et typologique à employer dans certains cas particuliers.
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Les ateliers de potier de toute période confondue découverts en Grande-Grèce, en particulier le long de la côte ionienne, ont fait l’objet de plusieurs études et publications centrées presque exclusivement sur les traces et les restes de... more
Les ateliers de potier de toute période confondue découverts en Grande-Grèce, en particulier le long de la côte ionienne, ont fait l’objet de plusieurs études et publications centrées presque exclusivement sur les traces et les restes de fours retrouvés in situ, leur forme et leur production plus artistique que technique. A l’inverse, nous connaissons très peu de l’artisanat potier indigène, précédent à l’arrivée des Grecs en Italie du Sud et encore moins des contacts grecs/indigènes à travers la production de la céramique aux époques proto-archaïque et archaïque. De même, les musées et dépôts de fouilles d’Italie méridionale regorgent de vases produits localement, datables des VIIIe-VIIe s. av. J.-C. tandis que demeurent toujours de nombreuses interrogations concernant les structures qui les produisaient : quelles étaient leur forme ? quelles étaient les structures intervenant à tous les niveaux de la fabrication des vases ? comment étaient-elles organisées ? où se situaient-elles ? quel type de céramique était produit et comment ? qui produisait la céramique indigène ou grecque ? quels étaient les outils utilisés ? Avec l’exemple de l’espace artisanal du VIIe s av. J.-C. mis au jour à l’Incoronata par la mission archéologique de l’université de Rennes 2, nous tenteront de donner une image d’un atelier de potier du VIIe s. av. J.-C. où se rencontrent Grecs et Indigènes et de répondre à quelques-uns de ces interrogations en analysant les différentes structures et le matériel découvert dans la partie occidentale de la colline de l’Incoronata, mis en perspective avec d’autres sites de l’Italie méridionale et d’ailleurs.
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Dans le cadre global des problématiques concernant l’arrivée des premiers grecs en Italie du sud à partir du VIIIe s. av. J.-C., et des contacts entrenus avec les indigènes de l’âge du Fer, une étude sur les espaces artisanaux de... more
Dans le cadre global des problématiques concernant l’arrivée des premiers grecs en Italie du sud à partir du VIIIe s. av. J.-C., et des contacts entrenus avec les indigènes de l’âge du Fer, une étude sur les espaces artisanaux de production de la céramique permet de soulever quelques questionnements : quels sont les rapports et les échanges techniques et artisanaux entre communautés indigènes et grecques ? Quel est le protocole de fabrication de la céramique ? Où sont situées les zones artisanales ? Comment sont-elles organisées ? Quelle est la destination de la production ? Qui réalise la céramique grecque ?
Pour tenter de répondre à ces problématiques, le choix a été fait de centrer notre propos autour de la mer ionienne où les études sont souvent inédites et permettent une approche culturelle cohérente, en s’accrochant aux espaces artisanaux déjà publiés, en Basilicate, dans les Pouilles, en Calabre et en Sicile, voire même en Etrurie méridionale.
D’un point de vue méthodologique, on s’appuie sur une étude archéologique contextuelle des différents sites afin de mettre en évidence toutes les composantes relatives à un atelier de potier. On se fonde également sur une étude céramologique et on fait appel à l’archéométrie afin de caractériser la production et de mettre en évidence la circulation de la céramique.
Le site de l’Incoronata, sera présenté plus en détail puisqu’il permet d’appréhender dans son ensemble le fonctionnement d’un espace artisanal au VIIe s. av. J.-C. et dans lequel a pu être mis en évidence une activité mixte (Oenôtre et Grecque) dans la production de la céramique. Seront aussi présentés brièvement quelques autres sites pour lesquels des traces de production de la céramique ont pu être révélées entre le VIIIe et le VIe s. av. J.-C dans la zone géographique concernée.
Ces diverses confrontations permettront de nous interroger sur la forme de ces ateliers et de comprendre les modalités de production de la céramique à une période charnière entre monde indigène de l’âge du Fer et l’arrivée des premières communautés grecques en Italie du Sud.
Pour tenter de répondre à ces problématiques, le choix a été fait de centrer notre propos autour de la mer ionienne où les études sont souvent inédites et permettent une approche culturelle cohérente, en s’accrochant aux espaces artisanaux déjà publiés, en Basilicate, dans les Pouilles, en Calabre et en Sicile, voire même en Etrurie méridionale.
D’un point de vue méthodologique, on s’appuie sur une étude archéologique contextuelle des différents sites afin de mettre en évidence toutes les composantes relatives à un atelier de potier. On se fonde également sur une étude céramologique et on fait appel à l’archéométrie afin de caractériser la production et de mettre en évidence la circulation de la céramique.
Le site de l’Incoronata, sera présenté plus en détail puisqu’il permet d’appréhender dans son ensemble le fonctionnement d’un espace artisanal au VIIe s. av. J.-C. et dans lequel a pu être mis en évidence une activité mixte (Oenôtre et Grecque) dans la production de la céramique. Seront aussi présentés brièvement quelques autres sites pour lesquels des traces de production de la céramique ont pu être révélées entre le VIIIe et le VIe s. av. J.-C dans la zone géographique concernée.
Ces diverses confrontations permettront de nous interroger sur la forme de ces ateliers et de comprendre les modalités de production de la céramique à une période charnière entre monde indigène de l’âge du Fer et l’arrivée des premières communautés grecques en Italie du Sud.
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La colline de l’Incoronata se situe non loin de la ligne côtière du Golfe de Tarente (Basilicate, Italie). Le site - en cours de fouille par la mission de l'Université de Rennes 2 - a fourni une quantité impressionnante de céramiques... more
La colline de l’Incoronata se situe non loin de la ligne côtière du Golfe de Tarente (Basilicate, Italie). Le site - en cours de fouille par la mission de l'Université de Rennes 2 - a fourni une quantité impressionnante de céramiques relatives à différentes phases d’occupation, s’étendant du VIIIe s. av. J.-C. au IIe s. av. J.-C. Il s’agit de céramiques de l'âge du Fer de production indigène et de céramiques grecques fabriquées sur place ou importées. Dans la zone occidentale du plateau a été mis au jour un vaste espace artisanal de production de céramique comprenant une carrière d’extraction d’argile, des bassins pour la décantation d’argile (avec l’argile retrouvée dans le fond) et la présence de déchets de cuisson, de rejets de parois de fours et de structures de combustion en place (fond de four).
Des analyses archéomagnétiques ont été pratiquées en septembre 2011 sur le fond des fours retrouvés en place. Les résultats attendus au printemps 2012 permettront d’affiner la courbe locale de variation séculaire du champs magnétique ancien en créant ainsi un référentiel de datation, grâce à l’étude conjointe de la céramique permettant une datation précise de ce contexte. Réciproquement, les résultats archéomagnétiques constitueront une référence, en matière de datation mais aussi de positionnement dans l’espace, d’autres éléments en terre cuite du site, comme les parois de fours et les briques.
D’autre part, les rejets de cuisson vont faire l’objet d’analyses pétrographiques, chimiques et physiques, en collaboration avec une archéomètre du CNR de Potenza, à partir de Janvier 2012. L’objectif de ce programme est de réaliser une vaste base de donnée régionale sur la caractérisation des argiles en Basilicate. Le site de l’Incoronata, avec son officine et ses rejets de cuisson indigènes et grecs, bien étudiés dans leur contexte, constituera alors un référentiel exceptionnel. L’ambition de ce projet est de pouvoir comprendre la diffusion des céramiques, des ateliers aux sites alentours et aussi de pouvoir répondre de manière plus précise à la question de la fabrication de céramique grecque sur place ou importée.
Des analyses archéomagnétiques ont été pratiquées en septembre 2011 sur le fond des fours retrouvés en place. Les résultats attendus au printemps 2012 permettront d’affiner la courbe locale de variation séculaire du champs magnétique ancien en créant ainsi un référentiel de datation, grâce à l’étude conjointe de la céramique permettant une datation précise de ce contexte. Réciproquement, les résultats archéomagnétiques constitueront une référence, en matière de datation mais aussi de positionnement dans l’espace, d’autres éléments en terre cuite du site, comme les parois de fours et les briques.
D’autre part, les rejets de cuisson vont faire l’objet d’analyses pétrographiques, chimiques et physiques, en collaboration avec une archéomètre du CNR de Potenza, à partir de Janvier 2012. L’objectif de ce programme est de réaliser une vaste base de donnée régionale sur la caractérisation des argiles en Basilicate. Le site de l’Incoronata, avec son officine et ses rejets de cuisson indigènes et grecs, bien étudiés dans leur contexte, constituera alors un référentiel exceptionnel. L’ambition de ce projet est de pouvoir comprendre la diffusion des céramiques, des ateliers aux sites alentours et aussi de pouvoir répondre de manière plus précise à la question de la fabrication de céramique grecque sur place ou importée.
